
version française - english version
Salut à tous ! Et un grand MERCI pour votre temps et votre soutien !
Vous me connaissez parce que vous aimez les courses de chevaux et donc, vous m’avez découvert sur Equidia, La Chaîne du Cheval. Ou vous avez aimé mes prestations sur d’autres chaînes (depuis 1991 : France 3, Canal Plus, La Cinq, M6, TF1, TMC, Motors TV, NRJ Paris…). Ou vous faites parti de la communauté des "admirateurs de décolletés plongeants" (Merci les Poitrinead et autres Youtube)… Ces derniers parlent d’une beauté autre que celle imposée par la mode. Hormis d’évidents cas de vulgarité, cela ne me perturbe pas du tout. Au contraire, le plaisir des yeux est un concept qui me parle.
En tout cas, si vous lisez ces lignes, vous me soutenez… Encore une fois… Merci ! Par contre, vous ignorez tout de ce qui m’a conduit à enregistrer cette chanson, à tourner ce clip et à créer ce site (Merci Mathieu Charon).
Voici l’histoire… Toute l’histoire (et je suis bavarde).
Je suis née dans une famille de musiciens et d’artistes en 1965. Mon grand père paternel, Ralph McLane (ce n’est pas un nom de scène), écossais, fut 1er clarinette de l’Orchestre Philharmonique de Philadelphie dans les années 40. Il est décédé avant ma naissance. Son fils, (mon père Armand), fut chanteur d’opéra à son tour, avec plus ou moins de succès en Europe.
Mon grand père maternel, Jan August (d’une famille d’immigrés russes et juifs) fut un pianiste très célèbre aux States, disque d’or pour "Miserlou". Il enregistra 13 albums en tout pour le label RCA et joua à la Maison Blanche sur invitation du Président Truman !
Elevée à NYC, je tombe vite amoureuse de la scène. Dès l’âge de 9 ans, je chante et je danse sans cesse. Les voisins s’en plaignent car j’ai beaucoup de coffre. Pas assez d’argent pour les cours…tant pis ! Je bosse encore plus dure et j’obtiens des premiers rôles dans des comédies musicales d’école et de quartier. Un agent de Los Angeles me voit un jour et me fait passer un casting pour une grande série télé produite par Disney (qui deviendra « Drôle de Vie »). Je ne suis pas choisie, mais cette expérience me décide une fois pour toute : je serai chanteuse sur Broadway. Mes idoles sont Andrea McArdle et…devinez… Sarah Jessica Parker (‘Sex and the City’) déjà sur Broadway dans la comédie musicale ‘Annie’.
J’ai 17 ans, c’est le Terminal. Le moment d’envoyer ma candidature aux universités américaines. Je veux une FAC qui propose un diplôme de Beaux Arts d’un Conservatoire reconnu. J’ai encaissé des années de cours et de rôles et ça fini par payer. Je suis acceptée à l’Université de Californie du Sud (USC). La même de Steven Spielberg et de George Lucas. Je quitte New York pour L.A. où je ne fais que ça : chanter, danser, jouer la comédie, bouffer des planches pendant quatre années supplémentaires. Et là…juste avant d’obtenir mon diplôme, tout change.
J’ai toujours était "poupouille". Je n’ai jamais été maigre… Mais à l’aube de ce qui doit être le début de ma grande carrière à Hollywood, je déprime. Je suis trop grosse pour cette ville. On me le dit, et je le ressens…je ne suis pas bonne comédienne. Je ne sais faire qu’Amanda !
Je plaque tout et pars travailler au Club Med chanter tous les soirs après avoir travaillé comme barman. Je rencontre mon mari (un français, ingénieur de son). On quitte le Club et s’installe à Los Angeles. Mais il n’a pas de diplôme, ne parle que peu l’anglais et nous ne sommes pas mariés. Il ne trouve pas de travail. On part pour Lille, sa ville natale.
J’obtiens mes papiers français car mon père avait épousé une française quand j’avais 14 ans. Cela me donne droit à la nationalité. Je commence à travailler dans un cabinet d’avocats américains (avenue George V à Paris, svp…), ma mère ayant fait marcher le piston (Merci maman). Je gagne bien ma vie, j’épouse mon chéri et tout va bien.
Un jour, nous regardons la télé (M6) et je vois une américaine (Roxanne) présenter une émission de musique. C’est le déclic. J’envoie mon CV à toutes les chaînes (il n’y a que 6 à l’époque) et France 3 me répond (Merci Charles Greber). Je me retrouve présentatrice d’une chronique dans une émission pour ados : "Une Pêche d’Enfer" ("Les Voyages Chics et Pas Chers d’Amanda"). C’est le début d’une véritable carrière sur le petit écran, mais je l’ignore encore…
Entre temps, j’ai quitté mon mari qui supportait mal ma carrière naissante. J’en épouserai un autre en 1994 qui est toujours à mes côtés, père de mes deux enfants… (Merci Serge).
De France 3 je passe sur Canal Plus puis sur La Cinq, M6, TF1, TMC et France 3 à nouveau… Jusqu’au jour où tout s’arrête brusquement. Je n’en peux plus de cette vie où ton émission s’arrête du jour au lendemain, où tu l’apprends par voie de presse ! Je retourne travailler dans la finance. En fin 2000, un vieil ami m’appelle (Merci Frederic Chevit). Je viens de mettre au monde notre 2ème garçon. Retour chez le vieil ami. Il a quitté Canal Plus pour devenir le Directeur de la Rédaction d’une nouvelle chaîne du câble : Equidia. Et il dit avoir besoin de moi pour une émission sur le Quinté.
Il est fou ! Je ne connais rien des chevaux et encore moins des courses. J’avais beaucoup travaillé dans le sport mais c’était pour le foot, la formule un, la boxe…jamais les chevaux.
"Ce n’est pas grave" me dit-il. "J’ai besoin d’une femme car le monde des courses est très masculin. Tu apprendras. Tu dois être le charme, le "peps", la pro de la télé car nos consultants n’ont aucune expérience antenne… On va tourner en conditions du direct. J’ai besoin de toi !"
Je lui dit que j’allaite encore (parlant de "poupouille") et que j’ai définitivement abandonné ma carrière publique. Que je gagne super bien ma vie (je suis alors Chef des Traductions et Paralegal Senior avec un 4/5ème de rêve et de l’RTT !!).
Mais, voilà que j’accepte de faire les pilotes pour mon ami. Je me vois encore appeler mon mari une fois les premiers pilotes enregistrés : "chéri" je lui dis "ça me manque, ça me crève le cœur. J’ai envie de faire ça !" (On chasse la nature…).
Pendant un an et demi je travaillerai 5 jours au cabinet et 2 soirs à Equidia. Le Quinté n’est alors programmé que 4 jours par semaine. On est deux présentatrices à partager la tâche. Quand le Quinté est programmé 5 jours par semaine, puis 6… puis 7… un choix s’impose. Je lâche mon boulot au cabinet. Je serai traductrice en profession libérale et présentatrice (maintenant il y a un Quinté+ par jour, donc je tourne 15 à 16 jours par mois. Du lourd.).
Le succès de la chaîne est inattendu. Celle de mon émission aussi. A travers les connaissances de mes consultants, j’apprends beaucoup sur les chevaux et sur les courses. Et mon Dieu qu’il y a des choses à apprendre. Le fonctionnement, le jargon, tout ! Je suis frappée par ce monde si méconnu. Avec tant de passion vouée…Un incroyable univers de sport, vitesse, couleurs, effort…
En 2007 je travaille tous les matins rue de la Paix à Paris pour un Hedge Fund anglais. Ma chaîne me dit que je vais devoir me réveiller à 3h30 du matin tous les jours car on lance "La Matinale", émission d’informations hippiques en direct sur notre tout nouveau plateau de rêve. Et mon émission, très aimée, ouvrira la balle. Je dois lâcher définitivement tout contact avec le monde des finances et compromettre sérieusement mon horloge biologique.
Et là, c’est le drame. On est fin 2008. C’est l’hiver. Quand je me lève, il fait nuit d’encre. Alors que je vis complètement décalée, alors que mon mari vient de commencer un nouveau métier avec des horaires encore pires que les miens, alors que j’organise le Bar Mitzvah de mon fils aîné, on apprend en décembre que ma belle mère n’a que cinq mois à vivre…
Dans la foulée, la femme de mon père (Marianne, la douce française de Strasbourg grâce à qui j’ai eu ma nationalité) meurt d’un cancer du sein. Pour une raison technique je dois tourner 19 jours d’affilé. Je ne sais plus où j’habite. Je me cogne partout. Je tombe dans la rue bêtement…
Ma belle mère nous quitte 6 jours avant la grande fête de mon fils aîné. Juste horrible. On était très, très proche. C’était ma deuxième maman. Elle me manque beaucoup.
Les deux années qui suivent me plongent dans une tristesse. Je fais un premier bilan de mon existence (qui suis-je ? dans quel état j’erre ? pourquoi la vie ?) et je trouve des réponses auprès de Dieu. Je fais plusieurs constats dont un très étonnant : la musique n’existe plus du tout dans ma vie. Non seulement je ne chante plus, mais pire, je n’écoute plus la musique. Je ne vais plus à aucun spectacle. Même les sorties cinémas sont rares…
Flashback à l’été 2004. Je suis au Club Med à Forges les Eaux en famille. Comme c’est ‘Horse Land’ là-bas, difficile pour moi de faire 2 mètres sans rencontrer un fan de mon émission ou un turfiste enthousiaste. Je fais une autre rencontre : ou plutôt des retrouvailles. Je croise le très grand Jean Michel BERNARD (physiquement et spirituellement). Il avait composé plusieurs génériques de mes émissions par le passé et on est devenu amis. Sa femme est américaine. Je ne sais plus le nombre de maquettes de disques on a pu enregistrer par le passé. C’est un génie qui joue du piano depuis l’âge de 2 ans. Et il m’apprend que depuis quatre ans il est le dernier compositeur-arrangeur d’un certain Ray Charles. Et Mister Ray vient de nous quitter. Jean Michel marque une pause. Il commence à travailler avec le réalisateur de cinéma Michel Gondry, composant la musique de ses films. Il voit ma popularité. Il me dit qu’on pourrait joindre l’utile à l’agréable : réfléchir à un projet musical pour mes fans qui me permettra de chanter à nouveau.
Revenons en 2009. J’ai déjà reçu un refus pour mon projet avec Jean Michel. Une première maquette avait été faite d’une belle valseuse de 1938 (Jean Sablons). La chanson est très jolie, mais ma chaîne ne trouve pas l’idée assez accrocheuse. Bruel venait de sortir un album de nouveaux arrangements de vielles chansons françaises. C’est du déjà vu. Et on ne va pas battre Bruel…
Juin 2009. Nous sommes à la moitié d’une année de fêtes et de célébrations sur Equidia : 2009 marque le 10ème anniversaire de la chaîne. Je répète toute seule à la maison pour monter un spectacle, style cabaret. Mon rêve serait de chanter à Harry’s New York Bar. Je rencontre des pianistes parisiens. J’achète des grilles. Presque tous les morceaux que je travaille sont des standards américains. Sauf un. Il s’agit d’une chanson de Rock de la grande Bonnie Raitt : "I Thank You". Je ne sais même pas que sa version est déjà une reprise !
Et ça me vient. Boom ! Et si j’enregistrais cette chanson pour remercier tous nos fans, tous nos ami(e)s des courses qui nous suivent depuis 10 ans ! On peut tourner un clip avec des incontournables "peoples" (on en a de plus en plus sur notre chaîne), des professionnels… Une grande fête quoi.
Ai-je vraiment envie de remettre ça encore ? Mon mari me dit de laisser tomber. Il n’y croit pas du tout. Personne n’y croit. En parlant à une amie proche, elle flashe pour l’idée et m’aide à rédiger le "dossier". Plein de pages hautes en couleur avec des photos sublimes, des codes de la pub qui vendent une idée pourtant simple : comme "I Will Survive" et "We Are the Champions" pour le foot français, pourquoi pas lancer "l’hymne national des courses". Une chanson avec un refrain d’enfer ("I Thank You") qui reste accessible aux français, reprise par le monde entier des amoureux des courses et des chevaux. Merci à tous les professionnels, les chevaux d’abords, mais aussi à la Filière, aux propriétaires, éleveurs, jockeys, entraîneurs, lads, apprentis… Tout ce monde qui sacrifie sommeil et famille pour vivre une passion !
Là, ma chaîne me dit… Oui… Ou presque. Oui, l’idée est formidable. Trouve le budget pour enregistrer ta chanson et tourner ton clip et nous le diffuserons. Me voilà pas plus avancée… Car enregistrer une chanson et tourner un clip coûtent cher. Je me renseigne. "Pour 50 000 euros tu peux faire un truc de bas de gamme" dixit un ancien d’EMI France qui souhaite rester anonyme.
Oui, d’accord, super. Mais je n’ai pas 50 000 euros ! Et je ne veux pas faire un truc de bas de gamme !
Et alors que je suis prête à jeter l’éponge et ranger définitivement tout espoir de chanter au fin fond d’un trou qui s’appelle mon âme, une rencontre fortuite remet tout sur les rails.
Me voilà artiste en passe d’enregistrer mon premier single. Mais me voilà également productrice devant tout faire, de la création de ma propre société à la réservation de chambres d’hôtes...
Le résultat est là. Le Directeur Musical bien sur s’appelle Jean Michel BERNARD qui, depuis, est passé par Sundance et Cannes ! Nos musiciens, le top du top, ont joué avec Count Basie, Ray Charles, Marvin Gaye, Supertramp et j’en passe. Je parlerai d’eux fréquemment sur ce site. Ma consultante hippique s’appelle Fanny Hubart Salmon. Vivre un rêve, d’accord, mais seulement en respectant la vraie vie des chevaux de courses tout en essayant de rester grand public (un hippodrome un jour ordinaire, un haras, la plage où ils s’entraînent mélangés avec des musiciens d’une très grande qualité…). Fanny n’est pas la référence française, elle est pour moi LA référence internationale. Elle a carte blanche, elle choisi son équipe. Nous montons le projet.
Plus d’un an de travaille intense et plusieurs décennies de répétitions et de cours voient l’aboutissement d’un rêve. Je revis.
Et le mieux, le comble, c’est que c’est pour VOUS REMERCIER ! Sans vous, je ne ferai pas ce métier. Je ne l’oublie pas.
Merci à vous de me donner de votre temps. On partage une même passion. L’envie me prend d’avoir un cheval de course un jour… Qui sait…
Merci pour vos gentils mots sur Facebook. Merci pour votre soutien dans ce que je fais.
ACHETEZ le single pour 1 petit euro. REGARDEZ le clip GRATUITEMENT sur Equidia, sur sa page Facebook et sur ce site officiel autant de fois que vous le pouvez.
En cas de succès, il y en aura d’autres… Un album… Et pourquoi pas une tournée sur les hippodromes de France et du monde, histoire de fêter ce sport de très haut niveau ensemble. Avec des musiciens vraiment graves !
Thanking You,
Big Kisses,
Amanda McLane
